Le Musée de la diversité sexuelle se trouve dans la station República, au centre de São Paulo, avec un accès par les lignes Rouge et Jaune. Selon le musée, une visite ordinaire ne nécessite pas de billet. Les horaires, expositions et procédures pouvant changer, consultez les pages officielles avant votre départ, d’autant que différentes pages du site donnent des références distinctes pour Rua do Arouche.
Plus qu’une attraction installée dans le métro, le MDS permet d’observer comment le langage, la photographie, les documents et la conservation institutionnelle contribuent à la mémoire LGBTQIA+. Une visite fructueuse peut s’organiser en trois strates : le récit historique de « Pajubá », le témoignage photographique d’Alice Oliveira et le travail permanent de préservation.

Entrer dans un musée situé dans une station
Cette implantation inhabituelle exige un peu d’attention. La page Muséologie et collections du MDS indique que le musée est situé dans la station República et accessible par la ligne 3–Rouge et la ligne 4–Jaune. Pour une arrivée en taxi, voiture avec chauffeur, moto ou automobile, elle mentionne Rua do Arouche, 24 ; le musée ne dispose ni de parking pour les voitures ou les motos, ni de stationnement pour vélos.
La fiche pratique de l’exposition « Pajubá » mentionne cependant Rua do Arouche, 299. Face à cette divergence entre deux pages officielles, prenez la station República comme principal repère et vérifiez l’entrée sur le site du musée avant la visite. La source indique une ouverture du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h, une fermeture le lundi et un accès sans billet. Ces informations sont susceptibles de changer.

Gratuité, médiation et préparation
La visite libre est présentée comme gratuite et sans réservation. Deux formules permettent de bénéficier d’un accompagnement. Les visites éducatives sans réservation sont annoncées du mardi au vendredi à 16 h, ainsi que les samedis et jours fériés à 11 h et 16 h, pour neuf personnes au maximum ; il faut se renseigner à l’accueil.
Les groupes de 10 à 40 participants doivent réserver. L’activité dure une heure, est gratuite et n’est confirmée qu’après un contact de l’équipe éducative. Les places, horaires et règles pouvant évoluer, consultez le calendrier officiel avant d’organiser un groupe. La page consacrée aux infrastructures précise également que, pour certaines formules, un numéro est remis à l’arrivée.
Première strate : interpréter « Pajubá »
L’exposition « Pajubá: a hora e a vez do close » associe documents historiques et art contemporain. Son prologue relie le musée à República, que l’institution présente comme un territoire central de la vie LGBTQIA+ à São Paulo. Le récit se déploie ensuite autour du genre et de la sexualité, des luttes et de la culture LGBTQIA+.
Le premier module revient sur les persécutions pendant les trois premiers siècles de colonisation et mentionne Tibira do Maranhão, Felipa de Sousa et Xica Manicongo. Le deuxième suit les organisations, les porte-parole, les alliances, les Marches des fiertés et les conséquences de l’épidémie de sida depuis le milieu du XXe siècle. Le troisième aborde la création artistique, les corporéités trans, les modèles de genre, les affects et les mémoires effacées.
Le titre fournit une clé critique : le musée présente le pajubá comme un langage créé par des travestis brésiliennes et employé comme forme de résistance. L’exposition ne le réduit pas à une curiosité isolée ; elle le rattache aux conditions historiques qui ont fait de la création de codes une stratégie d’existence.
Deuxième strate : la photographie comme document
L’exposition Fonds Alice Oliveira rassemble 30 photographies, ainsi que des documents, négatifs et archives audiovisuelles liés à plus de quatre décennies d’activité de la photographe et militante. Le corpus concerne les mouvements féministes, lesbiens et LGBTQIA+ au Brésil et en Amérique latine.
Au-delà de la seule composition esthétique, cherchez à reconnaître les rencontres, manifestations et formes d’organisation collective. Le commissaire Pedro Vieira considère ces images comme des documents capables de reconstituer des histoires souvent absentes des archives officielles. Cette approche invite à demander qui photographiait, qui pouvait devenir visible et quels réseaux ont permis la survie de ces matériaux.
La page annonce un accès gratuit et des billets gratuits émis sur Sympla, contrairement aux informations générales indiquant qu’aucun billet n’est nécessaire. Vérifiez donc si l’exposition est toujours présentée et si une émission particulière reste requise.
Troisième strate : le travail poursuivi hors des salles
La visite gagne en profondeur lorsqu’on considère ce qui n’est pas accroché aux murs. Le département de muséologie et des collections coordonne l’enregistrement, la recherche et la conservation préventive. Il évalue aussi, avec le Conseil d’orientation culturelle, les propositions de dons — œuvres, photographies, documents ou revues — avant les procédures administratives de l’État.
Le musée indique que son Centre de recherche et de référence travaille avec des collections bibliographiques, audiovisuelles, physiques et numériques. Préserver ne consiste donc pas seulement à conserver des objets : il faut les documenter, étudier leur provenance, définir des critères et créer des conditions d’accès. Cette infrastructure transforme des souvenirs dispersés en patrimoine consultable.
Accessibilité et vérifications avant le départ
La page institutionnelle mentionne une rampe, un ascenseur pour les visiteurs prioritaires accessible depuis Praça da República, des toilettes non genrées adaptées aux personnes ayant un handicap moteur et des casiers pour les sacs à dos. Elle précise que l’accompagnement des personnes ayant un handicap auditif ou visuel exige une réservation ; les personnes épileptiques doivent tenir compte des avertissements relatifs aux stimuli visuels. Le texte affirme également que l’équipe est formée pour accompagner les personnes autistes et leurs familles.
Le MDS signale une restriction importante : les animaux, y compris les chiens-guides, ne seraient pas admis en raison des règles du métro. Puisque cette disposition touche directement au droit d’accès et peut être révisée, vérifiez-la au préalable auprès du musée et de l’exploitant des transports. Avant de partir, contrôlez sur les pages officielles la programmation, les horaires, le point d’entrée, les éventuelles réservations et les dispositifs d’accessibilité.
Poursuivez votre parcours culturel à São Paulo
Après avoir exploré les strates de mémoire du MDS, découvrez Becoartes au 99, Rua Gonçalo Afonso, Vila Madalena. Consultez son site officiel avant votre visite.
Becoartes - Beco do Batman
99 rue Gonçalo Afonso, Vila Madalena, São Paulo